Spectacles, séances de cinéma numérique, conférences, animations à la salle Krafft
La salle, la scène

LA SALLE
- Chauffée
- Dispose de 399 places assises + 10 places PMR
- Noir possible
- 3 loges (3 lavabos, une douche)
LA SCÈNE EN PLANCHER RECOUVERTE D’UNE MOQUETTE NOIRE
Dimensions :
- Largeur du cadre de scène : 10 m
- Profondeur du cadre de scène au lointain : 8 m
- Profondeur de l'avant-scène au lointain : 10 m
- Hauteur sous perches : 4,30 m
Accroche :
- 5 perches mobiles de 10 m à treuil manuel
- 2 perroquets en salle
- Ecran de cinéma
- Rideau de scène et pendrillons
- 3 praticables de 2m x 1m
BRANCHEMENT :
- Bornier électrique sur scène
- 1 armoire de distribution
- Possibilité de branchement forain (en faire la demande 2 mois avant)
PARC LUMIÈRE
- 22 projecteurs PAR 64
- 2 projecteurs à DECOUPES 614 S JULIAT
- 4 projecteurs à DECOUPES 614 SX JULIAT
- 21 PC JULIAT 1000 W
- 10 PC Scénilux 1000 W
- 36 CIRCUITS (6 GRADATEURS JULIAT DE 6X16A)
- 1 console à mémoires MA Lighting 48/96
- 2 Multi de 20 mètres en 6 circuits
- 3 Multi de 15 mètres en 6 circuits
- 8 Platines
Détails dans la fiche technique :
Équipement sonorisation de la salle
Régie
Console soundcraft EPM6 en flight
Rack régie
1 lecteur CD Tascam CD500
2 HF main Sennheiser EW300G3 avec cellule 945
1 micro d'ordre
Multipaire
12 paires aller/retour entre fond de salle et scène
Diffusion
2 Ci90 d&b en applique murale left/right
1 ampli D12 d&b
Détails dans la fiche technique :
Salle Krafft : 70 ans d'histoire au service de la culture locale.

Les récents travaux réalisés à la salle Krafft sont l'occasion de se replonger dans l'histoire de ce lieu emblématique de la vie culturelle communale. Depuis son inauguration en 1956, la salle a accueilli des générations de spectateurs, d'artistes, de bénévoles et d'associations, devenant au fil des décennies un véritable repère pour la vie locale.
Reconnue pour la qualité exceptionnelle de son acoustique, la salle Krafft a vu défiler spectacles, pièces de théâtre, projections de cinéma, conférences et manifestations associatives. Aujourd'hui encore, elle demeure un lieu privilégié de rencontre, de culture et de partage.
Aux origines du projet
Au début des années 1950, un constat s'impose : la petite salle du patronage ne répond plus aux besoins culturels de l'époque, notamment pour le cinéma et le théâtre.
Avant la construction de la salle actuelle, le site accueillait la salle paroissiale Saint-Joseph. Cette salle en bois, inaugurée à Mayun en 1938, fut démontée puis reconstruite derrière l'école privée des garçons où elle servit successivement de cantine puis de garage à vélos.
En 1954, la construction de la nouvelle salle est lancée. Inspiré d'un équipement similaire à Sainte-Pazanne, le projet se révèle ambitieux. Son financement mobilise de nombreux partenaires, dont le diocèse de Nantes, ainsi que les habitants sollicités à travers un appel à souscription.
Une salle hors normes pour son époque
Le 13 octobre 1956, la nouvelle salle est inaugurée. Avec ses 550 places, son immense scène et son équipement cinématographique moderne permettant la projection en
cinémascope, elle figure alors parmi les équipements les plus performants du territoire.
Le premier film projeté est La Fontaine des amours. Très vite, la salle devient un lieu incontournable de la vie culturelle locale. Son fonctionnement repose sur un important engagement bénévole : contrôle des entrées, accueil du public, placement des spectateurs ou encore projection des films.
Le premier grand spectacle théâtral présenté dans la salle est la pièce Bretagne, accompagnée d'un orchestre et de chœurs.
Parmi les souvenirs marquants de cette époque figure la projection du film Les Dix Commandements, nécessitant 24 bobines et deux appareils de projection se relayant toutes les dix minutes. Une autre époque, bien loin des supports numériques actuels !
Un lieu au rythme des évolutions de la société
En 1960, des écrans de télévision sont installés pour permettre aux habitants de suivre le lancement du paquebot France par le Général de Gaulle.
L'année suivante, en 1961, un club de spectateurs voit le jour. Jusqu'aux années 1970, ses membres se réunissent pour débattre et critiquer les films projetés, témoignant de l'intérêt du public pour la culture et le cinéma.
Cependant, au début des années 1970, l'arrivée de la télévision dans les foyers et la nécessité d'importants travaux entraînent une baisse de fréquentation. En 1973, la salle ferme ses portes.
Une renaissance portée par les habitants
En 1977, une petite équipe lance un cycle de conférences filmées « Connaissance du Monde ». Le succès est immédiat. Parmi les intervenants figurent notamment Maurice et Katia Krafft, célèbres volcanologues et conférenciers.
Face à l'engouement du public, une mobilisation se met en place pour remettre la salle en état. Un emprunt est alors souscrit auprès des fidèles des conférences afin de financer la réfection de la toiture, l'installation d'un chauffage au gaz et l'ajout d'un nouvel écran.
Une nouvelle page de l'histoire de la salle s'ouvre alors.
De la salle Saint-Corneille à la salle Krafft
À partir de 1989, un vaste projet de réhabilitation est engagé avec le soutien du FEDER. La salle devient propriété communale en septembre 1990.
À l'issue des travaux, elle prend le nom de Maurice et Katia Krafft, en hommage aux deux illustres volcanologues, disparus tragiquement le 3 juin 1991 alors qu'ils documentaient une éruption au Japon.
Un patrimoine vivant
Soixante-dix ans après son inauguration, la salle Krafft continue d'accueillir spectacles, concerts, conférences et événements associatifs. Plus qu'un simple équipement culturel, elle constitue un véritable témoin de l'histoire communale et un lieu de mémoire collective.
À travers ses murs se racontent des milliers de souvenirs, d'émotions et de rencontres qui continuent aujourd'hui encore de faire vivre la culture au cœur de notre commune.
La municipalité remercie chaleureusement Guy Belliot pour le travail de recherche réalisé autour de l'histoire de la salle Krafft ainsi que toutes les personnes ayant contribué à reconstituer cette mémoire collective.








